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Découvrez en 25 étapes le circuit historique et les principaux monuments du cœur de ville

 

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Visite guidée audio de Gaillac

 

 

 

L’Office de Tourisme de Gaillac propose un sentier de randonnée urbain de 5 km intitulé « Suivez le coq ! »

Aux origines de la ville

Gaillac et les collines dominant la ville couvrent de nombreux sites préhistoriques. A l’occasion de fouilles préalables à la restauration des bâtiments abbatiaux de Saint-Michel, les bords du Tarn ont livré les restes d’un important établissement gallo-romain. L’étymologie de Gaillac semble issue de « d’Ager Gallacus » (nom d’origine romaine signifiant le champs de Gallacus).
Puis, à l’époque mérovingienne, Gaillac est mentionnée en 654 dans le testament de l’Albigeois saint Didier, évêque de Cahors. Parmi les découvertes significatives, le quartier du Gravas, situé au nord-est de Gaillac, a livré de nombreux sarcophages et des bijoux de cette période.

 

 

Mosaïque, fin IVe-début Ve siècle, retrouvée sur le site de Saint-Michel (coll. musée de l’Abbaye)

Au Moyen-Âge

Une communauté monastique est à l’origine du développement de la ville dès le Xe siècle. Elle va s’organiser autour de l’église abbatiale au bord du Tarn et sur la colline du Château de l’Hom. L’abbaye s’enrichit de donations et de la perception de nombreux droits ; elle accueille les pèlerins de Compostelle jusqu’à la création de l’hôpital Saint-Jacques sur les quais, à l’initiative d’un laïc au XIIIe siècle. L’abbaye est à l’origine du développement du vignoble, déjà exporté dans toute l’Europe depuis l’époque gallo-romaine.

 

Détail des peintures murales de la tour Palmata, XIIIe siècle

 

La croisade contre les Albigeois

Gaillac se retrouve divisée durant cette période (début XIIIe siècle) entre une abbaye gardienne de l’orthodoxie et du pouvoir royal et la famille féodale des Peyre de Brens, dont la branche gaillacoise était activement impliquée dans l’hérésie cathare. La ville louvoya sans cesse, accueillant tantôt avec bonheur le comte de Toulouse, dissident favorable aux Cathares, tantôt ouvrant ses portes à Simon de Montfort et aux croisés.
La victoire royale imposa à la ville la reconstruction des églises Saint-Pierre et Saint-Michel en 1271 et celle d’un pont sur le Tarn.

 

L’abbaye Saint-Michel de Gaillac, XIIIe siècle

 

La fin du Moyen-Âge en demi-teinte
L’Abbaye Saint-Michel emmêlée au cœur de conflits d’influence au XIVe siècle entre l’évêque d’Albi, l’Abbaye de la Chaise-Dieu et Rome perdit beaucoup de son rayonnement. La ville s’affaiblit encore en 1320 par le passage des pastoureaux (paysans insurgés, en quête d’une croisade populaire), puis par celle des Anglais et des grandes compagnies à la fin de ce même siècle. Seule clarté durant cette période : l’établissement d’un collège créé à Gaillac grâce au pape Jean XXII.

     

La Renaissance et le temps des guerres de religion

Gaillac, seconde ville de l’Albigeois, enrichie par le vin, le pastel et le commerce sur le Tarn, connaît un début de siècle brillant, malgré une épidémie de peste. La ville ouverte aux commerçants étrangers trouve bientôt dans la jeune élite bourgeoise les premiers adeptes de la Réforme au début du XVIe siècle. En 1562, les protestants s’en prennent aux églises Saint-Pierre et Saint-Michel, et provoquent des échauffourées sanglantes lançant un soulèvement général. Les catholiques reprennent ensuite la ville et leur répression est sanglante. En octobre 1563, deux jeunes protestants meneurs sont arrêtés puis exécutés. Les protestants attendront 1568 pour se venger et reprendre la ville, brûlant les faubourgs, massacrant les catholiques, pillant ou détruisant les églises. Les catholiques reviennent en 1570. En octobre 1572, ils arrêtent quatre-vingt protestants qui sont massacrés dans les tours de la ville. Les troubles ne cesseront que lors de la publication de l’Edit de Nantes.

 

 

Rue de l’Anguille : théâtre de combats sanglants entre les catholiques et les protestants

Château et parc de Foucaud, XVIIe siècle

 

XVIIe et XVIIIe siècles

C’est l’époque de grandes reconstructions et d’un développement régulier de la ville, avec l’installation des Capucins sur l’actuelle place d’Hautpoul, et le transfert de l’hôpital Saint-André à son emplacement actuel, en 1680. La ville s’enrichit de nombreux édifices et hôtels particuliers érigés par les magistrats de la judicature de l’Albigeois dont le siège est à Gaillac. Avec la Révolution, les édifices religieux sont transformés en édifices civils et certains disparaissent.

La place d'Hautpoul créée en 1830 avec l'Hôtel de ville

 

XIXe siècle

C’est une époque de grande transformation urbanistique ; la ville est une sous-préfecture dès 1800. Les remparts et les fossés disparaissent ; la place du Griffoul est agrandie et enrichie d’une halle aux grains. Un jardin national est établi sur les fossés. Des places sont agrandies, de nouvelles rues créées. L’aménagement majeur est celui de la place de l’Hôtel de ville dessiné par François-Martin Lebrun et où sera inaugurée en 1851 la statue du général d’Hautpoul. La fin du siècle voit l’arrivée du chemin de fer, la fin de la navigation fluviale, la construction de la Caisse d’Epargne, du nouveau collège (futur lycée Victor-Hugo), du viaduc du château de l’Hom, de la gendarmerie…
La ville se développe malgré le désastre du phylloxéra apparu dans le vignoble dès 1866.

 

 Le kiosque à musique construit en 1914

 

XXe siècle 1900-1950

Epoque où l’on touche peu à l’urbanisme à l’exception de la création du kiosque à musique en 1914, du château d’eau en 1920, aujourd’hui disparus et du monument aux morts en 1922. La ville acquiert le domaine patrimonial du château et du parc de Foucaud au début du siècle. Le château est transformé en musée en 1934 alors qu’en même temps les écuries abritent les bains-douches, puis une crèche.

Salle de spectacles (1987)

Collège Albert Camus (1975)

Collège Renée Taillefer (2010)

Place du Griffoul (rénovation en 2004)

 

Pour en savoir plus
Gaillac et les Gaillacois, 20 siècles d’histoire, Editions Grand Sud, Albi, 2006

 

 

 

Après 1950

 

1959

Inauguration du groupe scolaire de La Clavelle

1963

Construction du nouvel hôpital

1968

Elargissement de la rue du Grez (avenue Jean Calvet)

1975

Construction du collège Albert Camus

1987

Construction de la salle de spectacles

1991

Construction du marché couvert

1992

Ouverture de l’autoroute A 68 qui relie Gaillac à Toulouse en 40 min

1997

Fin de la restauration des bâtiments abbatiaux de Saint-Michel

1995 à 2001

Aménagement des principaux ronds-points agrémentés d’œuvres d’artistes et création d’équipements sportifs

1998 à 2003

Rénovation de la rue des Frères Delga (1998) et de la rue Portal (2003)

2004

Rénovation de la place du Griffoul

2006

Construction et ouverture de l’école primaire Louise Michel dans le quartier de Pouille

2007

Construction du gymnase l’Oisel à Longueville

2008

Ouverture de l’Imagin'cinémas

2010

Construction du collège Renée Taillefer (Résistante gaillacoise), à Longueville

Rénovation de la place de la Libération

 

Quelques dates clés

 

654 : première mention de "Galhac"

972 : autour de l’Abbaye, naissance du premier bourg, première prospérité viticole

1374 : les guerres avec l’Angleterre et l’épidémie de la peste font des ravages

1533 : François I fait étape à Gaillac

1562-1572 : guerres de religion

Fin XIXe s. : fin de l’activité du port sur le Tarn

1938 : Appellation d’Origine Contrôlée pour les vins blancs

1970 : Appellation d’Origine Contrôlée pour les vins rouges et rosés

1978 : Appellation d’Origine Contrôlée pour le primeur rouge

 

 

 

Sous le signe du coq 1823_blason_gaillac

 

La ville de Gaillac est incontestablement placée sous le signe du coq. En témoignent de nombreuses représentations, pour la plupart en pierre.

Dès le XIIIe siècle, le coq est apparu de trois manières :

• blason de la famille de Gailhac,

• sceau de l’abbaye Saint-Michel,

• poids de la ville.

 La figure emblématique du coq est associée aux actes importants ou aux grands événements de la vie à Gaillac :

• sceau des consuls,

• médaille en or frappée du coq offerte à François Ier lors de son passage à Gaillac,

• peintures de la tour Palmata,

• écussons divers et variés.

Les vins de Gaillac étaient aussi connus sous le nom "vins du coq", en référence à la marque à feu qui était apposée sur les tonneaux.

 

Blason en pierre, place de la Vie (XVIIe)

Coq à l'entrée de l'abbaye Saint-Michel

Marque à feu sur les tonneaux